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Existe-t-il un “bon sens” 2.0 ?..
mai 18th, 2009 by JJ

Appuyer sur le web 2.0, ça fait vendre. Parfois jusqu’à envoûter les esprits au point de remiser au placard un certain bon sens. Dernièrement, je tombe sur un billet du très au courant blog d’Emilie Ogez que je suis depuis le concours youontheweb. Elle relaye une animation de Frédéric Soussin proposant un slide en 15 diapos sur la gestion de projet en réseau via des outils qu’on caractérise aujourd’hui de “web 2.0”.

Je vous fais un résumé du contexte, des objectifs, des solutions :

  • L’équipe est multiniveaux, dispersée, dans l’urgence, n’a pas un rond, n’a pas de compétence a priori.
  • Ils visent une produtivité accrue par des outils de télétravail et non des clefs à molette qui manquent d’huile. Ils ont besoin de surcroît d’un dispositif opérationnel fiable, transersal, multifonctionnel et pérenne, dont : collectivisation, temporalisation, stockage hardware, interaction optimisée, spontanéité, capitalisation.

Bien. Emilie demande nos idées, je donne mon impression première : c’est stupéfiant de viser de tels objectifs avec une cohérence éditoriale aussi décalée que celle proposée par l’auteur de l’animation. On dirait qu’il s’agit là d’employer des outils collaboratifs  propriétaires (puisque ce sont des sites web variés) à tout prix, histoire de baigner dans le fameux 2.0.

En effet l’auteur propose pas moins de 10 solutions diverses, de googledoc à mindmeister en passant par skype. Prises individuellement, je ne conteste pas la pertinence des ces solutions, bien que je reste perplexe sur la qualité effective de certaines par rapport à ce qu’elles proclament.

Frédéric Soussin recommande : Blogger, ListPhile, Skype, MindMeister, PageFlakes, GoogleDoc, Affinitiz, ConnectNow, Bow, et WetPaint.

Imaginons (pour reprendre le titre de la préconisation en question…) la réalité de ce qui va se produire : faites un tour sur chacun de ces services. Vous aurez déjà 10 comptes à créer. Puis vous trouverez 10 lignes éditoriales différentes, 10 ergonomies particulières, 10 modalités d’édition de formattage ou de statut utilisateurs, 10 modes d’emploi en différentes langues…etc. Sans compter :  logiciel éventuels à installer (en l’illustre personne de skype par exemple), le manque total d’interopérabilité entre ces systèmes, et tout les aléas qui découlent de tels services non seulement incapables de mutualiser leurs contenus, mais surtout de produire un workflow à la cohérence éditoriale digne de ce nom .

Est-ce que l’objectif de rapidité de prise en main multiniveaux, de continuité, d’intelligence connective et de structuration est atteignable dans ces conditions ?

J’en doute, beaucoup.

Maintenant, revenons à la bonne vieille théorie de la gestion de l’information interne : de multiples points d’entrée, un environnement ergonomiquement structurant, un système fiable et pérenne, une gestion administratrice côté usager et côté responsable facilitée.

Imaginons donc un site web dédiée à une gestion collective privée, autrement dit un intranet. Je prends un système de gestion de contenu ayant fait ses preuve, au hasard YACs puisque les objectifs de Frédéric Soussin sont à l’évidence multifonctionnels.

Avec Yacs, j’ai bien :

  • Un serveur de fichiers supportant autant d’extensions que souhaitées par l’administrateur
  • Un versioning – ce que l’animation ci-dessus appelle “historique” – des fichiers et des actions effectués sur ceux-ci, et même plus : puisque le versioning yacs est aussi attribué aux articles, images, et rubriques.
  • L’annuaire est la liste des membres elle-même, avec le bénéfice d’une géolocalisation individuelle et collective
  • Si je veux améliorer la mise en réseau, j’ai aussi l’overlay contact me permettant de fabriquer un annuaire intangible.
  • Si je veux faire du mindmapping collaboratif me permettant de produire à la fois des cartes conceptuelles ou mentales et de les modifier collectivement de manière non-régressive, je me sers du versioning de fichier, de la gestion avancée des droits de modification, et de l’intégration native de freemind.
  • Pour offrir un blog ou un wiki, et bien je crée une rubrique dédiée et je lui donne les caractéristiques d’un blog ou d’un wiki en un clic, mais aussi de forum si celà me chante, ou de galerie multimedia…
  • Question discussion instantané et webconférence, les clavardages intégrés dans yacs suffisent largement, puisque je peux y causer avec mes collaborateurs mais aussi attacher et partager autant de fichiers et images que nécessaire. Cerise sur le gateau intranet, ceux-ci peuvent aussi bien être lus sur place et en live dès que je les poste…. Et puis si je dois partager mon écran, Yacs gère aussi les sessions VNC. Malheureusement Yacs ne gère pas encore de session audiovisuelle instantanée, mais est-ce aussi vital que ça quand on recherche l’instantané ?
  • Question traitement d’arrière plan, je fais aisément de la veille grâce à la lecture d’une infinité de flux RSS dans des rubriques dédiées, et les alertes interactives générales (e-mails) fonctionnent aussi bien sur la modification d’articles, de fichiers, de rubriques, et même si je souhaite surveiller l’activité intégrale d’un membre sur le site.

Bref, un intranet = 1 ligne éditoriale avec branches multifonctionnelles et interconnectés, un lieu fédérateur. 10 solutions propriétaires et distantes = multiplication des traçabilités et des efforts usagers, aucune communication intersystèmes (l’action sur la donnée de tel système n’a aucun effet sur le contenu de tel autre système).

Si la démonstration n’est pas encore assez évidente, je me suis fendu d’un mindmap véloce pour ceux qui préfèrent des discours graphiques.

Pour un format plein écran dynamique, ou une version image statique.

Donc, à bon entendeur… Et le débat est ouvert :-)


3 Responses  
  • Agnès writes:
    juin 21st, 200921:32at

    JJ, ta démonstration est édifiante, bravo pour ce travail de synthèse et de modélisation !

    Je confirme en tout cas, pour utiliser Yacs à diverses fins de collaboration (objets, outils et modalités d’interactions différentes), que l’outil s’y prête merveilleusement bien !

  • Bernard Paques writes:
    mars 11th, 20100:34at

    Jérémie, il va falloir ajouter à ces capacités, déjà bien fournies, celle de publication en ligne de plan-projet. En effet, yacs Martin reconnait les fichiers produits par GanttProject, et en fait des objets consultables directement dans le navigateur.

    http://www.yacs.fr/article-6938-comment-publier-un-plan-de-projet

  • JJ writes:
    mars 11th, 20101:34at

    Je suis ravi que yacs passe à cette dimension : les équipes, les planners, les chef de projet vont se régaler :-)


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